De Arte Illuminandi
- 21 juin 2013
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Voici trois articles de Lecoy de la Marche sur le De Arte Illuminandi.
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Les Références sont : Gazette des Beaux-arts 1885 tome XXXII pp.422-429, 1886 tome XXXIII pps.54-61 et pp.144-153.
A la fin du troisième article, il est question des récipients de l'enlumineur. Voici ce qu'il dit :
« Ici, des fourneaux allumés, ; là, desréservoirs pour la cendre, pour la chaux, pour le plâtre, pour la terre dejardin et pur d’autres substances moins propres. […] des planchettes de bois,des plaques de marbre, des mortiers de pierre, des vases, des bocaux, desrécipients de toute forme et de toute espèce […]. Les mortiers et les tablessur lesquelles sont broyées les couleurs ou les substances colorantes sontgénéralement en porphyre (porfiria,ou porfida, de l’italien porfido). Mais on appelle volontiers desporphyres tous les objets de ce genre, quelle qu’en soit d’ailleurs la matière,et dans le nombre il s’en trouve au moins quelques-uns en simple pierre. Il y aégalement le marbre ordinaire, et d’autres en airain. Des plaques de marbre dediverse grandeur servent aussi à la mixture, à la trituration ou à ladessiccation des mêmes substances. Les vases ont des emplois aussi variés queleur forme. Il y a des espèces de godets (vasellaparva quibus pictores utuntur), contenant chacun une couleur différente, etoù l’enlumineur, après avoir opéré les mélanges du dernier moment, puisedirectement avec son pinceau ; car il n’a pas de palette, et il laremplace, soit par ces godets, soit par des morceaux de vélin inutiles, où ilfait au besoin ses essais. Mais il enferme aussi ses couleurs dans de petitssachets de parchemin, dont la tradition, comme on le sait, s’est longtempsperpétuée ; et, de plus, il a, pour les dissoudre ou les conserver, descoquilles naturelles (coquillae marinae,coquillae piscium), dont l’usage ne s’est pas perdu non plus. Des flaconsbouchés contiennent les enduits, les bitumes, les acides et les sels. Ils sontgénéralement en verre et en forme d’ampoule (ampulla vitri), c’est-à-dire qu’ils ont un col large et court.Quelques uns cependant sont faits pour aller au feu, et ceux-là sont plutôt enterre cuite vernissée. […] Les cornues dont il est fait mention ne vont pasdans le fourneau : elles servent seulement à distiller ou à conserver lespréparations chimiques. Du reste, ces récipients en forme de corne ne sont pastous en verre : il y en a avec eux des cornes naturelles, et notamment descornes de bœuf. […] Nous trouvons enfin chez lui des urnes de pierre, pourrecueillir et garder l’eau de pluie, des bassins de laiton, pour faire le noirde fumée, et des vases servant uniquement de mesures pour les liquides."










































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