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Le cendal

  • 8 mars 2009
  • 1 min de lecture

Encore une couvrure, n° 263 : "Un petit livret couvert de cendal vermeilà queue, où sont les Heures Nostre Dame et autres choses, à fermoirs d'argent. A646, B653" (Delisle). Cette étoffe semble difficile à définir. C'est une soierie proche du taffetas. C'est une toile unie et souple, blanche, bleue, verte, jaune mais beaucoup plus généralement teinte en rouge. V. Gay nous dit que le nom cendal peut désigner cette couleur. Du XIVème au XVIème siècle, le cendal devient synonyme d'enveloppe car les pièces d'orfèvrerie d'église étaient protégées par des housses faites en ce tissu. Le nom de la couleur vermeil vient du latin vermiculus qui veut dire petit vers et désigne la matière colorante extraite du kermès, un parasite du chêne vert du bassin méditerranéen. On trouve souvent associé au mot vermeil, le mot graine nom qui désigne aussi le kermès ; il faut le comprendre comme teint avec le kermès. Au Moyen Age, sa nature animale n'est pas encore reconnue, on pense qu'il s'agit d'un produit d'origine végétale. C'est la matière colorante la plus chère pour teindre en rouge.

Libellés : couvrures de livres, Livres, matériel, sources, teintures

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