Les récipients de PIerre d’Audemar et du De Coloribus Faciendis
- 21 sept. 2012
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Le vaisselier du peintre du nord de la France à la fin du 13e siècle ou début du 14e siècle, se compose d'une quinzaine de types de récipients, en majeure partie identifiables. Les termes du traité de Pierre de Saint-Audemar évoquent même parfois leur nature. Ils sont utilisés pour la fabrication et la conservation des couleurs vert-de-gris, blanc de plomb, pourpre (folium), jaune (safran), azur, noir, vermillon, minium, rouge de sinope, chaire, laque rouge.
J'ai relevé pas moins de 101 occurrences de récipients. Certaines servent plusieurs fois dans la recette et dans le traité. D'autres moins utilisés sont mentionnés une seule fois voire deux fois.
Il y a 30 occurrences de pots, terme générique 'vase' (ou 'vas') impossibles à identifier. On pourra tout au moins avoir une idée de leur fonction avec les verbes et leurs contenus. Viennent ensuite les 21 occurrences d'oules de loin la plus forte proportion de récipients facilement identifiables. Au-dessus de 10 occurrences, l'ampoule est bien représentée mais à la différence de l'oule, utilisée pour de nombreuses recettes, l'ampoule n'est utile que pour l'unique fabrication du rouge vermillon. Ce sulfure de mercure que l'on chauffe avec du souffre dans l'ampoule de cuivre pur ou de verre, produit une fumée mortelle. Les mortiers sont mentionnés 8 fois ; ils sont de différentes tailles. Les pierres à moudre les couleurs sont citées 5 fois. Elles sont en marbre, marmore et en pierre, petra. Les récipients mentionnés 3 fois sont les plus nombreux : vasculo, petit vase, bacino, bassin, cornu, cornet, sartigine, poêle, forulo, étui de livre. Ceux mentionnés au nombre de 2 sont : patella, poêle ou hanap, testa, écaille (?) et stamine, étamine. Ceux mentionnés une fois sont la pixide, pyxide et crastinum, tamis.








































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