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Les Pratiques participatives citoyennes

25 sept. 2023
10 min de lecture

Celui, celle qui apprend la calligraphie, écrit son ou ses idées à la main avec un stylo et du papier. Il, elle exprime sa pensée et créé un projet de vie. Je dis :

“Vous avez des projets. Exprimez vos idées avec la belle écriture.”

“La mer Méditerranée est le berceau de l’écriture que l’on vous a apprise à l’école.”

“Les méditerranéens ont développé des alphabets.”

“Apprenons à imiter leurs lettres : – avec le coin d’un bâton rectangulaire, – avec une plume, un feutre, – avec un pinceau.”

“Je montre une planche réalisée avec ce bâton, cette plume, ce feutre, ce pinceau pour écrire, dessiner son projet de vie.”

“Pour moi, ce sera l’expression de l’idée de liberté des peuples et de libérer les esprits.”

“Le peuplement de la Terre est originaire de l’Afrique. Ses peuples ont voyagé sur tous les continents pour engendrer des races adaptées aux climats : l’Asie pour les pluies, l’Europe pour les neiges, l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud en prolongement de l’Asie. S’arrêtant aux confins des Mondes connus, les Hommes africains ont développé des civilisations en fonction de leurs migrations. Ceux restés sédentaires sur ces continents n’ont pas ressenti le besoin de voyager à la rencontre des autres peuples car leur habitat ne leur était pas étranger. Les invasions qu’ont subi les peuples des continents du globe au cours des millénaires ont nourri des stratégies défensives visibles par les constructions et les délimitations de territoires : murs, frontières par exemple. Les politiques territoriales de la France par exemple dans notre monde contemporain, sont réparties selon des Régions dirigées par les prefectures, selon des départements créer au XVIIe siècle pour récolter les impôts pour le roi Louis XIV. Comment être libre dans un territoire où seule la répartition des richesses est importante ? Qu’a-t-on besoin pour bien vivre ? En France, les Politiques Territoriales des Quartiers populaires commencent seulement à prendre conscience qu’il faut en finir avec la notion de “désert culturel” et créer des EcoQuartiers culturels, créer des Ecobourgs culturels, créer des Ecovillages culturels, créer des Ecocités culturelles. Avec l’Apapé, nous pensons que pour bien vivre nous devons penser. Et pour exprimer sa pensée nous devons avoir des idées. A chacun de créer son propre langage calligraphique si vous croyez comme moi que l’écriture est un bon moyen de recréer du sens dans les Quartiers Politique de la Ville (QPV).

Dans un premier temps, la liberté ne s’écrit pas de manière spontanée. Elle suit un chemin qui s’élabore avec des outils matériels que l’on teste sur des planches de recherche. Nous tenterons de trouver une adéquation entre la main qui crée des signes écrits et la pensée qui produit des idées. Pour résoudre l’équation de la production intellectuelle qui défend la liberté par une jurisprudence artistique, l’Apapé intègre des préceptes de droits culturels. Les membres-bénéficiaires des cours de calligraphie et d’Histoire de l’écriture développent des pratiques participatives. Les élèves sont à considérer comme des acteurs qui produisent artistiquement dans le cadre d’un processus d’appropriation grâce à une interactivité avec les écritures tant du point de vue de l’Histoire que de la pratique. Ceci est possible par la rencontre collective autour d’une table des habitants des QPV dans le cadre d’apprentissages artistiques, d’expériences culturelles, de productions écrites à la main et calligraphiées, et de convivialité en partageant des pauses pour engager la conversation autour de collations que chacun mettra en commun. Ces saveurs auront le goût du métissage culturel et cultuel typique des QPV, et seront appréciées des sens : la vue des couleurs des mets, l’odorat des saveurs, le toucher des denrées, le goût perdu et l’ouïe de la mastication. Créer de nouvelles connaissances humaines en relation avec le reste des êtres vivants (animaux, végétaux, minéraux) est orienté vers la calligraphie de textes entre la rédaction loyale et la critique de nos sociétés respectives. Où trouver l’inspiration si ce n’est en se rencontrant autour de tables d’écriture. C’est bien pour cela que l’Asso pour l’accès au patrimoine écrit existe. C’est-à-dire pour accéder aux savoir-faire historiques à partir desquels nous créerons nos projets de vie. Ces savoir-faire historiques sont des connaissances accessibles par tous dans les bibliothèques spécialisées, dans les musées, sur Internet. Lesdites connaissances, une fois découvertes visuellement et par la lecture, seront le fruit récolté que les anciens nous permettent d’actualiser par les pratiques collectives citoyennes.

Comme ces connaissances font encore l’objet d’études par les savants occidentaux, nous sommes force de propositions pour exprimer, grâce aux droits culturels, notre vécu face à la documentation consultée. Ce parcours initiatique dans l’art du patrimoine écrit tel que je le propose, est le prolongement des recherches théoriques appliquées par la science aux artefacts humains de l’écriture ancienne qui a fait l’objet d’échanges dans le bassin méditerranéen. Je suis convaincue que ce que nous ferons permettra d’ériger en droits culturels : la création calligraphique, l’inventivité artistique et le partage de nos idées. Nous serons des acteurs, des actrices de la culture scientifique et technique par notre pensée et son prolongement artistique dans le cadre denotre pratique collective citoyenne. Dans le cadre de création d’Associations d’accès au patrimoine écrit dans d’autres villes de Lyon Est, comment résoudre la légitimité d’être un acteur de la culture scientifique avec un artisanat emprunt de pratiques amateurs ? La science n’était-elle pas dans son entité, faite d’une histoire dont la probation de pratiques constitue une partie de notre patrimoine écrit ? Ces pratiques historiques ont maintenant un caractère artisanal pour le commun des mortels. Pour les initiés dans les QPV, les droits culturels permettent-ils de créer le goût des sciences en fréquentant les lieux-ressources à disposition des enseignants des sciences humaines ? Hommes et femmes, jeunes et moins jeunes habitants les QPV acquerront la théorie et la pratique nécessaires à la compréhension des publications scientifiques. Développer le Goût des Arts patrimoniaux dans les QPV n’est pas suffisant. Le Goût des Sciences relatives à ces arts est aussi cultivé et il fait l’objet de sorties culturelles. Le droit culturel doit se traduire par un droit de regard des oeuvres artistiques de l’Histoire et des oeuvres intellectuelles des Hommes et des Femmes contemporains de ces lieux d’habitations situées généralement dans les banlieues des métropoles de France appelées Quartiers politique de la ville. Si la Science se place dans la société française comme étant source d’enseignement et de gouvernance des idées, pourquoi laisser ce que l’on a appelé “des déserts culturels” alors qu’à partir du moment où il est des femmes et des hommes, il est de la culture et du patrimoine. Portés par leur propre culture emprunte d’Histoire des sciences artisanales, les habitants des QPV ont par nature un goût pour les sciences que je veux valoriser par la découverte historique et la pratique des lettres calligraphiées de la culture latine française.

Cette culture latine française telle que l’a amorcée l’éducation nationale est à reconsidérer comme étant accessible en dehors des établissements scolaires et des établissements de formation par les jeunes et les adultes, les séniors. Les associations qui ont comme objet la pratique artistique amateur sont les acteurs à privilégier pour accueillir les habitants des QPV qui souhaitent accéder au droit culturel français tel que le prévoit la loi. Les liens entre les associations à caractère socio-culturels dont les usagers directs sont

les habitants des QPV

et

les associations de pratique artistique amateur

qui sont

situées à proximité d’eux

ne sont pas

révélés

. A l’Apapé nous nous sommes questionnés sur cette réalité du tissu associatif pour comprendre pourquoi les habitants des QPV n’avaient pas accès au patrimoine écrit et de manière générale à la culture latine française.

La réponse trouvée est que les associations de pratique artistique amateur n’ont pas comme adhérents une majorité d’habitants des QPV. Le tissu associatif des QPV est lacunaire quant à l’accès à la pratique d’un art et de manière générale à la culture que ce soit la peinture (aquarelle, acrylique, enluminure, …) et le patrimoine écrit (calligraphie latine, calligraphie arabe, calligraphie chinoise, …). Cela s’explique par le fait que la majorité des membres des associations de pratiques artistiques amateurs sont extérieurs à la ville qui donne accès aux dites pratiques. La majorité des membres de ces associations vivent chez eux un désert culturel qui s’exprime par le manque de propositions qui correspondent à leur goût artistique qu’ils souhaitent nourrir par une une pratique de qualité des arts qu’ils pratiquent en amateurs éclairés. De ce fait, il se trouve que ce sont les membres de ces associations de pratiques artistiques amateurs qui servent de repères aux collectivités territoriales pour évaluer l’ensemble des pratiques artistiques amateurs du territoire français. Or, ces pratiques artistiques amateurs sont celles de membres qui viennent dans ces associations en provenance des villes proches et des villes alentours situées dans le même département que le local associatif ou dans un département limitrophe ou dans un département d’une autre région, voir en provenance d’un pays étranger à l’Union Européenne ou hors Union Européenne. Le lieu où s’exercent les dites pratiques artistiques amateurs est souvent un local municipal situés au sein de la ville où celle-ci a une politique en direction des habitants des QPV, alors même que les habitants eux-mêmes de ces QPV n’ont pas accès à une pratique artistique amateur. Le tissu économique des QPV évolue et se redessine. Les besoins en pratiques culturelles et artistiques des QPV se redessinent aussi et le ministère de la Culture a bien noter le fait qu’il y ait des droits culturels. Entre le ministère à Paris et la réalité de terrain, les interlocuteurs intermédiaires ont le champ libre pour créer des indicateurs d’évaluation des besoins culturels recueillis par les instances associatives auprès de leurs membres qui pratiquent un ou plusieurs arts au sein de locaux municipaux attribués et subventionnés par les élus des collectivités territoriales. Nous pouvons dire que ces locaux municipaux sont situés en lisière des Quartiers Politique de la Ville (QPV) à quelques mètres des QPV ou dans les zones à l’intérieur des QPV. Les instances associatives obtiennent des subventions pour financer la pratique artistique amateur de membres différents des habitants des Quartiers Politiques de la Ville. En effet, souvent les membres d’associations de pratiques artistiques amateurs sont servent de référents pour évaluer les besoins culturels d’un quartier, voir d’une ville car ils sont les seuls à pratiquer des arts dans ce périmètre. Le désert culturel de certains quartiers est né d’une méconnaissance des besoins la population des QPV réputée pour sont appartenance à des catégories socio-professionnelles à faible revenus et donc n’ayant pas accès à la Culture, ni à des savoirs, encore moins à la compréhension intellectuelle de “savoir-faire”. Cette mauvaise interprétation de la compréhension intellectuelle des savoir-faire des habitants des QPV a amené a les exclure de la production d’oeuvres artistiques réalisées dans le cadre de pratiques amateurs au sein d’associations françaises. En effet, j’ai pu constater que l’accès aux pratiques artistiques, en particulier celles relatives au patrimoine écrit, est à destination des seules populations de jeunes de moins de 14 ans qui habitent les QPV dans les établissements où j’interviens pour encadrer des activités périscolaires, des ateliers jeunesse en médiathèques, des ateliers en établissements scolaires situés en Rep et Rep+. Passé le niveau 5ème du collège, il n’y a pas d’offres pour eux afin de leur permettre de continuer la compréhension intellectuelle des savoir-faire relatifs au patrimoine écrit. Le club de loisirs créatifs que j’ai animé en collège durant deux années ne m’a pas permis d’avoir un droit de regard sur les inscriptions des participants. Les filles dont l’information de l’activité de mon club leur a été transmise ont bénéficiées d’un accès sur inscription car elles savaient qu’elles avaient les compétences supposées pour apprendre les savoir-faire nécessaires à la compréhension du patrimoine écrit en pratiquant la calligraphie latine et l’art de l’enluminure.

Ainsi, par ce désert culturel passé 14 ans, les jeunes des QPV n’ont que peu de choix pour la pratique d’un art durant leurs temps de loisirs lorsqu’ils sont scolarisés. Quant aux jeunes qui sont sans occupations intellectuelles dues au vide créé par l’exclusion définitive de l’établissement où ils suivaient des enseignements et des apprentissages, exclusion définitive exprimée par leurs professeurs ou par l’équipe pédagogique puis validée par les chefs d’établissements et d’Instituts où ils étaient inscrits, le constat est que ces jeunes sont tristes ainsi que leurs parents et amis. Personne n’est là pour leur donner une chance de prouver qu’ils sont riches et peuvent participer au financement de leurs propres savoirs. Ces savoirs, à n’en point douter sont de nature intellectuelle. Je me questionne sur un possible dessein. Comment organiser le vivre ensemble et le faire ensemble ? Les habitants des QPV sont privés d’une vue d’ensemble de la société française. Pour organiser le vivre ensemble, je leur propose de créer le design de la vie idéale en France. Pour cela, comment parfaire la vision d’une société judéo-chrétienne si ce n’est par l’accès au patrimoine écrit de la civilisation dans laquelle nous vivons. Cet accès au patrimoine écrit je l’ai esquissé en programmant des activités pour que ceux qui le veulent, écrivent des éléments de réponse à la question comment être libre ? La liberté est une valeur républicaine que le président de la République réserve à celles et à ceux qui sont en capacité de prouver qu’ils sont des citoyens et des citoyennes de la nation France . La Liberté est valeur qui n’a que les lettres du mot comme sens pour ceux qui vivent connectés aux 2 Mondes : celui judéo-chrétien et le reste du Monde. Des civilisations représentées par les habitants des QPV ayant des emplois, scolarisant leurs enfants et souhaitant s’intégrer ne sont pas considérées comme partie prenante dans la création de la civilisation judéo-chrétienne. L’intérêt des sciences humaines pour les civilisations à l’origine de la création d’un language écrit s’arrête à l’étude des artefacts que les scientifiques s’évertuent à interpréter. Que ce soit les archéologues qui fouillent les sites des pays des civilisations du reste du Monde hors Monde judéo-chrétien, que ce soit les philologues qui cherchent à mettre des mots sur un language qui leur est étranger. Le Goût des Sciences relatives à ces arts du language est à cultiver par l’accès à ce patrimoine écrit et par des sorties culturelles. Le droit culturel dans les QPV doit se traduire par un droit de regard des oeuvres artistiques de l’Histoire (artefacts de l’archéologie du Bassin méditerranéen notamment) et des oeuvres intellectuelles rédigées par les Hommes et les Femmes dont l’exercice des sciences humaines judéo-chrétiennes en font les contemporaines des habitants des lieux d’habitation situés dans les banlieues des métropoles de France. Si la Science se place dans la société française comme étant source d’enseignement et de gouvernance des idées, pourquoi laisser ce que l’on a appelé “des déserts culturels” alors qu’à partir du moment où il est des femmes et des hommes, il est de la culture et du patrimoine. Portés par leur propre culture emprunte d’Histoire des Sciences qui ont contribuées à créer l’Europe, les habitants des QPV ont par nature un goût pour les sciences que je veux valoriser par la découverte historique et la pratique des lettres calligraphiées de la culture latine française.

Ce qui a conduit à créer des inégalités d’accès à la culture française est le manque d’égalité dans la possibilité de défendre et de croire dans les valeurs républicaines comme l’Egalité et de ce fait créer des inégalités d’accès à la citoyenneté de la République française malgré la nationalité française acquise par le droit du sol, par la filiation.

Cela s’explique entre autre par le manque d’un barème spécifique adapté au niveau socio-économique des habitants des QPV pour s’acquitter d’une adhésion annuelle de très faible coût aux associations de pratiques artistiques amateurs. Ce barème alors accessible serait plus équitable et économiquement moins lourd à intégrer au budget familial. Il permettrait une mixité sociale dans la pratique des arts amateurs pour valoriser le vivre ensemble et le faire ensemble.

 
 
 

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